Lionel Roubine, guérisseur depuis 27 ans
Je suis guérisseur, magnétiseur et coupeur de feu. Ce don m’a été légué par mon arrière-grand-mère, qui accompagnait déjà les personnes malades de son vivant. Chaque séance repose sur l’écoute, la présence et mes ressentis.
Je n'ai pas choisi ce chemin. Pendant longtemps, j'ai même essayé de comprendre ce qui m'arrivait, parfois de le mettre à distance. Puis, avec les années, j'ai fini par accepter cette sensibilité particulière qui m'accompagne depuis l'adolescence.
Aujourd'hui, après 27 ans de pratique, je peux raconter cette histoire simplement. Elle commence lorsque j'avais 14 ans.
Mon parcours
1Tout a commencé à 14 ans
Ce jour-là, mon frère jumeau et moi devions passer un examen, chacun dans un arrondissement différent. Avant de partir, je lui ai dit quelque chose d'étrange : de faire attention en traversant, de ne pas se faire renverser par une voiture.
Quelques heures plus tard, après avoir réussi mon examen, c'est moi qui ai été percuté par une voiture en traversant la route.
Le choc a été violent. Je suis passé sur le capot, puis sur le toit et le coffre avant de me retrouver au sol, inconscient pendant quelques minutes. Pourtant, je m'en suis sorti sans fracture ni blessure grave.
Avec le recul, cet événement représente pour moi un véritable point de bascule. C'est à partir de cette période que des expériences que je ne savais ni expliquer ni comprendre ont commencé à se multiplier.

2Le rêve qui m'a marqué
Peu après cet accident, j'ai fait un rêve dont je me souviens encore aujourd'hui avec une précision étonnante.
Une vieille dame vêtue de blanc se tenait devant moi. Son regard était particulièrement intense. Elle a déposé quelque chose dans ma main avant de me dire :
« Tu es le seul qui puisse m'entendre. »
À 14 ans, je n'ai pas cherché plus loin. Je ne savais pas qui était cette femme et je n'imaginais certainement pas que ce rêve prendrait un sens particulier plusieurs années plus tard.
3Ce que ma mère m'a appris
Après cette période, j'ai commencé à ressentir les choses différemment. J'étais extrêmement sensible aux personnes, aux lieux et aux ambiances. Il m'arrivait également de ressentir des émotions que je ne comprenais pas et qui, parfois, ne semblaient pas m'appartenir.
Mon corps réagissait lui aussi d'une manière inhabituelle. Je pouvais bâiller ou roter de façon répétée dans certaines situations, notamment lorsque j'étais auprès de certaines personnes.
À l'époque, je n'avais aucune explication. Avec les années et ma pratique, j'ai associé ces réactions à ma manière personnelle de ressentir et de travailler avec ce que j'appelle les énergies.
Quelques années plus tard, j'ai fini par en parler à ma mère. C'est alors qu'elle m'a raconté quelque chose que j'ignorais.
Sa grand-mère avait elle aussi une sensibilité particulière. Lorsqu'elle s'occupait des personnes, elle pouvait avoir les mêmes réactions physiques que celles que je décrivais. Dans la famille, on disait qu'elle avait un don.
Elle avait souhaité transmettre cette pratique à ma mère lorsqu'elle était enfant, mais la vie en avait décidé autrement.
En entendant cette histoire, j'ai immédiatement repensé à mon rêve.
Pour moi, la vieille dame vêtue de blanc était mon arrière-grand-mère. J'ai alors interprété ce rêve comme une forme de transmission, une manière symbolique de recevoir ce qu'elle n'avait pas pu transmettre auparavant.
4Des années de doute
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, je n'ai pas immédiatement accepté tout cela. Bien au contraire.
Après mon accident, mes rêves étaient particulièrement intenses. Je ressentais le besoin de m'isoler davantage et certaines expériences me déstabilisaient. Mais je restais très sceptique.
Plus tard, un ami m'a conseillé de rencontrer un prêtre orthodoxe, un monseigneur exorciste connu pour sa sensibilité spirituelle. J'ai d'abord refusé, lui rappelant que je n'étais pas orthodoxe. Il a insisté.
Lors de notre rencontre, le prêtre m'a regardé et m'a dit :
« Vous avez un don de guérison. »
Ma première réaction a été de lui répondre, avec respect, que je ne croyais pas à ce genre de choses.
Mais cette phrase est restée dans mon esprit. Il m'a également appris certaines choses.
Par la suite, j’ai rencontré des religieux de différentes confessions. Ils m’ont conseillé, et certains m’ont ensuite adressé des personnes.
5Les premières expériences à la maison
De retour chez moi, j'ai commencé à essayer, presque malgré moi.
Ma fille avait un torticolis. Ma femme s'était foulé le pied. Mon berger belge malinois avait des problèmes de peau. J'ai commencé à me connecter à eux, sans les toucher, sans véritable méthode et surtout sans grande conviction.
J'ai observé des évolutions qui m'ont surpris. Je ne prétendais toujours pas comprendre ce qui se passait, mais ces premières expériences ont commencé à ébranler mes certitudes.
Pour la première fois, j'ai repensé sérieusement aux paroles du prêtre.

6Comprendre avant de revenir à l'essentiel
J'ai alors voulu comprendre. Pendant plusieurs années, j'ai exploré différents univers liés aux énergies et à la connaissance de soi : l'antenne de Lecher, le pendule, les cartes, les pierres, les runes, la psychologie et le développement personnel. Je me suis aussi intéressé au fonctionnement humain, à certaines expériences spirituelles difficiles à expliquer et aux mécanismes d'autosabotage.
Mais, au fond, je cherchais surtout à me comprendre moi-même.
Puis, une nuit, j'ai reçu en rêve un message très clair :
« Arrête tous ces outils. Tu n'as besoin de rien. Tout est déjà en toi. »
J'ai décidé de tout arrêter. J'ai laissé de côté le pendule, les cartes, les pierres, les runes et tous les autres supports que j'avais utilisés jusque-là. Ce choix n'a pas été anodin. Il m'a demandé de renoncer à des habitudes, à des certitudes et à une forme de sécurité. Sans ces outils, je me suis retrouvé face à moi-même, avec mes ressentis, mes doutes et ma responsabilité.
Ces expériences ont profondément façonné ma manière de pratiquer. Elles m'ont appris que ce don ne devait pas être utilisé pour satisfaire la curiosité, imposer une vérité ou franchir les limites de quelqu'un. Il demande de l'humilité, de la prudence et une écoute sincère. Il m'a aussi appris que certaines choses doivent rester tues, et que ne pas tout dire peut parfois être une forme de respect.
C'est encore ainsi que je travaille aujourd'hui. Avec ce que je ressens, mais aussi avec ce que je ne ressens pas. Avec la conviction que l'essentiel ne se trouve pas toujours dans les réponses que l'on donne, mais dans la qualité de la présence que l'on offre.
7Comprendre que je ne pouvais pas aider tout le monde
À mes débuts, je voulais aider tout le monde. Avec le recul, c'était une erreur.
J'ai dû apprendre à respecter mes limites et à accepter que toutes les personnes ne sont pas nécessairement destinées à venir jusqu'à moi.
Certains rêves revenaient avec le même message : ne pas intervenir systématiquement, mais accueillir les personnes qui viennent naturellement à moi.
Avec le temps, cette idée est devenue une ligne de conduite.
Je ne cherche plus à convaincre. Je ne cours après personne. J'accompagne simplement celles et ceux qui ressentent que ma pratique peut avoir une place dans leur parcours.
Il m'arrive aussi de le dire clairement à quelqu'un : je ne peux pas vous aider, je ne suis pas la bonne personne. Ce ressenti peut être très fort, et j'ai appris à respecter cette limite plutôt que de vouloir intervenir à tout prix.
Quant à savoir d'où vient exactement cette capacité, chacun peut y mettre les mots qui lui correspondent. Pour ma part, je garde depuis longtemps le sentiment d'être guidé par quelque chose qui me dépasse.
Ma façon de travailler
Avec les années, ma pratique s'est simplifiée. Une séance dure environ 45 minutes. Je commence par vous écouter afin de comprendre ce qui vous amène, puis je travaille en fonction de mes ressentis, de la personne et de ce qui se présente pendant la séance.
Je suis guérisseur avant d’être magnétiseur. Le magnétisme est le mot le plus connu pour désigner une partie de ce que je fais, mais il ne résume pas entièrement ma pratique.
Dans ma pratique, je me sens également accompagné par ceux que j’appelle mes guides d’amour. Je les perçois comme une présence bienveillante qui m’aide à rester juste dans ce que je fais et à respecter mes limites comme celles de la personne que j’accompagne.
Il n'existe pas une manière unique de vivre une séance. Certaines personnes décrivent une profonde détente, de la chaleur, des picotements, une sensation de légèreté ou d'apaisement. Je ne cherche pas à provoquer un ressenti particulier et je ne promets jamais de résultat.
Mon accompagnement s'inscrit dans une démarche complémentaire de bien-être. Il ne remplace jamais un médecin, un diagnostic, un traitement ou un suivi médical. Je ne demande jamais d'interrompre ou de modifier un traitement prescrit.
Je ne demande à personne de partager mes croyances. Je vous accueille avec vos propres convictions, qu’elles soient spirituelles ou non. Ce qui compte pour moi est la qualité de la présence, le respect et l’honnêteté dans l’accompagnement.
27 ans de pratique et de rencontres
En 27 ans, j'ai rencontré des personnes de toutes origines, de toutes cultures et de toutes croyances.
Des psychiatres, des médecins, des psychologues, mais aussi des kinésithérapeutes et des ostéopathes m’adressent certaines personnes lorsqu’ils estiment que mon accompagnement peut avoir une place complémentaire dans leur parcours.
Je reçois ainsi des personnes aux profils très différents, avec ou sans croyance spirituelle. Mon travail peut s’inscrire aux côtés d’autres formes d’accompagnement, sans jamais se substituer au suivi médical, psychologique ou paramédical.
J'ai exercé dans différents environnements : à domicile, dans des instituts de bien-être et dans des spas de luxe.
« L’amour est plus fort que tout. »
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